Famille-alzheimer et comportements !

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Bonjour,rnEtant coupé de ma famille depuis des années (à mon initiative), j'ai appris très récemmentrnque ma mère est diagnostiquée Alzheimer depuis juiller 2007.rnSeule ma soeur est proche d'elle, plus par intérêt que par amour filial.rnMon frère, comme moi a coupé les ponts également avec la famille mais plus plus récemment que moi.rnPour une raison futile, je suis passé devant la maison de ma mère, et j'ai découvert une maisonrnfermée, inoccupée et vide de tout habitant.rnAyant questionné le voisinage proche :rnMa mère a été placée en établissement de soins et de séjour sur décision de ma soeur et du médecinrntraitant de ma mère en octobre 2009, mais ni moon frère ni moi n'en avons eu connaissance, bien qu'il était facile de nousrncontacter dans ce cas présent.rnIl apparait également que entre la date du diagnostic et le placement de ma mère, ma soeurrnbénéficie d'une procuration totale sur tous les comptes de celle-ci, accès au coffre à la banque, possèdernles clefs de la maison , etc etc, et ce de la manière la plus officieuse possible.rnJ'ai donc déposé une requête devant le Juge approprié avec demande d'expertise médicale par un rnspécialiste agréé du Tribunal aux fins de faire placer ma mère sous le statut de "majeur protégé", en rnprécisant dans ma demande que je souhaite que ce soit une personne extérieure qui soit désignée comme tuteur.rnrnBien, dans l'immédiat :rn1) Est il normal et non opposable que ma mère avec comme seule décision celle du médecin traitantrnet de ma soeur soit dans un établissement ? Sans que j'en sois informé ou mon frère ?rn2) Le fait que ma mère généreusement a signé tous les documents dans divers organismes bancairesrnpour attribuer pleine procuration à ma soeur sur tout, ne peut il pas être considéré comme un abus de faiblessernde la part de ma soeur, notre mère depuis 2007 ayant vraisemblablement eu une diminution de ses facultésrnd'appréciation du fait de la maladie.rnDonc, quels peuvent être à ce jour les recours possibles, les possibilités d'avoir communication de tous les élémentsrn(comptes bancaires, relevés, etc), et m'opposer par exemple à ce que la maison soit le fief unique de ma soeurrnelle seule ayant les clés ?rnMerci d'avance

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C'est le problème quand on ne s'occupe pas des gens, on n'est pas au courant.rnrnDéjà pour la mise sous tutelle, il est fort possible que votre soeur étant la seule personne qui supporte la charge si difficile de sa mère atteinte de cette terrible maladie, soit nommée tutrice (le souhait d'une personne qui n'agit que pour protéger ses intérêts financiers futurs sans se préoccuper de la personne protégée, risque de passer pour peu crédible).rnrnIl vous appartient de prouver quern- votre mère n'avait déjà plus sa lucidité en 2007 (la maladie est progressive et a du nécessiter un placement qu'en 2009, avec l'accord de votre mère. Le médecin a fait en fonction du seul enfant qui s'occupait de sa mère)rn- votre soeur a abusé de la procuration (qui n'a rien d'officieux, par définition) à son profit personnel et non pour régler le courant de votre mère.rnrnQuant à la maison, le tuteur avec l'accord du juge des tutelles verra quoi en faire

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Re,rnSans aucune agressivité, ce n'est pas d'une leçon de morale dont j'ai besoin.rnQui êtes vous pour porter des jugements sans rien connaître aux situations !rnEffectivement chère Madame (pour avoir ce genre de réaction, il faut être un peu psycho-rigide, coincée et vraisemblablement un peu catho, et surtout très conne).rnSachez que jusqu'à il y deux mois j'étais (chronlogiquement inverse) : rnEn Afghanistan, Tchad, Kosovo, Somalie, Mauritanie et autres...rnPar choix, et patriotisme également, et il faut bien que quelqu'un fasse la "merde".rnAlors les considérations familiales dans ces moments là.....

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Mais le jugement de valeur (et je ne suis pas catho), vous l'aurez devant le juge des tutelles et ça sera, légitimement, les arguments de votre soeur. Autant vous y préparer. Si vous n'acceptez pas ces reproches, il faut éviter d'y être confronté devant un juge. Votre soeur ne manquera pas de vous les envoyer à la figure avec le risque d'une approbation visible voire cassante du juge des tutelles. Certains juges n'apprécient guère ce genre d'attitude et le font savoir sans trop de subtilité (ça peut être très humiliant)rnrnAvoir une activité professionnelle (même humanitaire) à l'étranger ne peut justifier de n'avoir eu aucun contact avec sa mère depuis tant d'années au point de ne pas savoir qu'elle a été placée pour une maladie grave et invalidante. Vous arrivez après la bataille accusant la seule qui a tout pris en charge, de choses très graves. ça vous sera, évidemment reproché.

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Bonjour,rnJe pense que sur certains éléments, vous pêchez par ignorance, et que je n'ai pas tout mentionné,rnpar pudeur peut être, ou je ne sais quel sentiment qui ne m'habite guère en général.rnBien, ma soeur ne s'est jamais occupé plus que celà de ma mère, si ce n'est en général par calcul et par bénéfices ou intérêts,rn(n'étant pas capable de se gérer par elle même, c'est son mari qui lui dicte ce qu'elle peut, doit, ne doit pas pas faire).rnQuand ma mère s'est trouvée en établissement, c'est en fait sur décision du maire de la commune et du médecin traitant,rncar ma soeur était en vacances et se foutait pas mal de ce qui se passait. Elle n'a fait qu'approuver en fait les faits.rnC'est le voisinage immédiat qui s'occupait de ma mère dans le quotidien (lors des portages de repas, ce sont les voisins quirnconstataient sans rien pouvoir faire que ma mère ne mangeait pas). Ce sont eux aussi qui la "récupérait" déambulant ou errant dans le quartier,rnpaumée, larguée, et ne sachant même plus qui elle était).Etc... Je passe sur les détails sordides autres....rnMa démarche est totalement désintéressée, je me fous royalement de l'argent de ma mère, de ses biens, etc...rnMais il est à mon sens inadmissible que par intérêt certaines personnes faisant valoir d'un coup leur qualité filiale puissent :rnSans décision judiciaire, administrative ou de n'importe quelle autre nature avoir toutes procurations (et propriété non formuléernmais existante dans les faits) sans que personne ne se pose de questions ou cherche à contacter les autres enfants.rnSi j'en crois le voisinage qui "gérait" la situation, il est difficile de pouvoir imaginer que l'état de ma mère ai échappé à toutesrnles instances bancaires et autres, et que toutes ces procurations soient dans leur forme dite "vraiment légale"....rnMes questions étaient dans ce sens, point barre.rnJe ne suis pas dans l'humanitaire, là ou j'oeuvre pour l'état, la communication extérieure n'est pas de mise.

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Bonjour,rnrn1) Est il normal et non opposable que ma mère avec comme seule décision celle du médecin traitant et de ma soeur soit dans un établissement ? Sans que j'en sois informé ou mon frère ?rnrnOuirnrn2) Le fait que ma mère généreusement a signé tous les documents dans divers organismes bancaires pour attribuer pleine procuration à ma soeur sur tout, ne peut il pas être considéré comme un abus de faiblesse de la part de ma soeur, notre mère depuis 2007 ayant vraisemblablement eu une diminution de ses facultés d'appréciation du fait de la maladie ?rnrnC'est techniquement possible, mais si vous portez plainte contre votre soeur pour abus de faiblesse votre plainte n'aboutira que si:rnrno vous apportez des preuves (à priori vous n'en avez aucune)rno une enquête diligentée par le Procureur de la République permet de réunir suffisament de preuves pour engager une action judiciaire au pénal contre votre soeur (ce n'est pas gagné) rnrnDonc, quels peuvent être à ce jour les recours possibles, les possibilités d'avoir communication de tous les éléments (comptes bancaires, relevés, etc), et m'opposer par exemple à ce que la maison soit le fief unique de ma soeur rnelle seule ayant les clés ?rnrnVous n'avez strictement AUCUN droit d'accès aux documents personnels de votre mère car vous ne disposez pas de son autorisation écrite préalable et vous serez bein en peine de l'obtenir maintenant qu'elle n'a plus ses facultés.rnrnEn dehors du fait:rnrno d'alerter par écrit le Procureur de la Républiquerno de porter plainte contre votre soeur pour abus de faiblesse (Gendarmerie/Commissariat de police)rnrnvous ne pouvez strictement rien faire.rnrnPar contre vous pouvez rendre visite à votre mère dans l'institution où elle se trouve en espérant qu'elle aura un moment de lucidité pour vous reconnaître.rnrnCordialement,