Bonjour,rnrnJe suis Administratice des Vente sur un plateau téléphonique (même si l'entreprise refuse d'appeler cela ainsi). Mes tâches sont - téléphone : prise de commande, renseignements, appels sortant pour gestion des litigesrn - administratif : enregistrement de contrats d'agréments (nous travaillons avec des VDI), gestion litiges transporteur, envoi de documents, courrier... et bien sur classement.rnJe suis dans cet emploi depuis juillet 2009: intérim puis cdd puis CDI.rnrnEn octobre dernier, l'entreprise décide de déménager. Je prends tous les renseignements possible pour savoir quels étaient nos Droits et nos obligations. Je pense que cela s'est su bien que je suis restée discrète (nous sommes 3 à avoir pris ces renseignements).rnDepuis un an, je ne supporte plus mo boulot mais je le fais vaille que vaille. J'ai entrepris les démarches pour une reconversion professionnelle via le Fongécif : j'en ai informé mon employeur pour savoir s'il s'opposerait à ma demande d'absence de 9 mois, le temps de ma formation. Il ne s'y opposera pas (mais ne me remplacera pas durant ce temps vu le peu de travail qu'il y a - et c'est vrai, il n'y a pas de quoi boucler une journée complète de travail pour 7 personnes).rnrnVendredi, j'ai eu mon entertien de fin d'année où ma responsable m'a informée que j'étais incompétente au téléphone (soit, je reconnais que ce n'est pas ce que je fais le mieux) : je devrais être moins intelligente et plus relationnelle, m'a-t-elle dit. Elle veut donc que je ne prenne plus le téléphone et qu'à la place je fasse du classement. Sachant que depuis 3 ans 1/2, je suis celle qui prend le plus d'appels du service (jusqu'à 60 par jour + une centaine de mails traités+le travail administratif), je trouve bizarre que c'est justement maintenant qu'il s'aperçoivent que je ne sais pas faire. rnEtant en état dépressif depuis plusieurs mois, le médecin m'a arrêtée 1 semaine hier matin pour que je puisse souffler et ne pas me mettre en situation de licenciement pour faute puisque vendredi j'aurai fait un abandon de poste si mes collègues ne m'avaient retenue.rnAu vu de la situation, je pense qu'ils essaient de me pousser à la démission (et si j'en avais les moyens, cela ferait longtemps que je l'aurai fait) ou à me pousser à bout pour me faire craquer.rnrnMa question est la suivante : que se passera-t-il si je refuse de faire du classement toute la journée à mon retour après mon arrêt ? Ils ne veulentp as que je prenne le téléphone, il n'y a pas d'autres tâches à me faire faire, surtout en ce moment où c'est le calme plat. Est-ce que je rsique un licenciement pour faute ?rnrnJe vous remercie pour l'aide que vous pourriez m'apprterrnStéphanie
Bonjourrnrnvotre employeur doit être de bonne foi. rnrnIl ne peut modifier vos taches sans amener d'explication tangible surtout si vos collègues sont employés pour le même emploi.rnrnVous n'avez pas à vous laisser faire. Votre employeur a des droits mais vous en avez aussi.rnAprès il faut être prudent et professionnel. Vous devez faire preuve vous aussi de bonne foi.rnrnAu retour de travail munissez vous d'un calepin. Vous noterez vos actions et les demandes ou propos inhabituelles ou inappropriées. Notez l'heure et la personne à l'origine. rnrnSoyez professionnel en toute circonstance. Vous pouvez exprimer votre désaccord sans pour autant refuser d'effectuer les tâches confiées sauf si elles ne correspondent pas à votre emploi.rnrnVous pouvez aussi vous syndiquez. Vous pourrez en faire part discrètement à vos collègues. Gageons que ça arrivera à l'oreille de votre responsable.rnrnSoyez courtoise main point soumise. Argumentez en utilisant des termes professionnels.rnrnSi vous sentez que vous craquez. Respirez profondément. Et réfléchissez avant d'agir et de parler. rnrnN'hésitez pas à vous mettre en arrêt de travail lorsque vous avez besoin de vous ressourcer. Par exemple si vous êtes en repos samedi dimanche vous pouvez voir votre médecin le vendredi ou le lundi pour avoir un jour. Pensez à prévenir au préalable votre employeur. Faîtes le uniquement si vous sentez que vous allez craquer dans la journée.rnrnNe restez pas seul et communiquez autour de vous et avec votre médecin.rnrnLe harcèlement moral est un délit. Cependant il convient d'apporter beaucoup de preuve. Par rnconséquent l'annotation journalier est essentielle.rnrnRestant à votre disposition.
Merci pour votre réponse. Je n'avais pas pensé à noter.rnJe n'ai pas l'intention de refuser de faire du classement si on me le demande, ça fait partie de mes tâches, mais je ne me vois pas ne faire QUE du classement à longueur de journée, de toute façon, il n'y a jamais de quoi tenir une journée donc après, je fais quoi ? J'attends que ça passe ?rnJe vous avoues que je me sens démunie face à cette situation et je me demande où ils veulent en venir sinon à me faire craquer et démissionner.rnMon médecin est au courant de la situation qui se dégrade depuis octobre, je pense également prendre contact avec la médecine du travail.
Dès que vous avez fourni le classement demandez à votre responsable ce que vous devez faire. rnrnSi elle ne vous donne point de tâche comprise dans vos fonctions notez le sur votre calepin.rnrnIl conviendrait de se syndiquer. Même si ce n'est point une obligation les employeurs de mauvaise foi sont réticent à entrer en conflit avec une personne syndiquée et qui compte faire respecter ses droits.rnrnSoyez toujours courtoise, professionnelle et souriante. Après tout vous continuez à être rémunérée même si on ne vous affecte aucune tâche. Profitez en pour préparer votre dossier de formation.rnrnEt comme je vous le disais dans mon premier post si vous sentez que vous craquez à un moment, posez un ou deux jours d'arrêt maladie avant ou après votre week end. Prévenez bien entendu votre employeur. Je suis sûr que votre médecin vous l'accordera sans problème.rnrnRestant à votre disposition